Assez! C’est assez!

La relation entre le dynamisme entrepreneurial et la vigueur économique, est complexe. Cependant, on peut conclure que l’entrepreneuriat génère de la richesse…et la richesse génère de l’entrepreneuriat !

Des données fournies par l’Institut de la Statistique du Québec indiquent que la valeur totale du patrimoine québécois a connu une augmentation de 30,0 %, de 1999 à 2005. Mais qui a profité de l’augmentation de la richesse?

L’État. Pour la même période les revenus fiscaux par habitant sont passés de 5 152 $ à 6 178 $, soit une augmentation de 20 %. L’inflation, a grugé le reste!

Les recettes fiscales totales du Québec atteignaient en 2004, 39,6 % du PIB en 2004, contre 33,5 % au Canada et 25,5 % aux États-Unis. La famille québécoise s’appauvrit, ce qui se traduit par une diminution de la capacité d’épargne des ménages. Il était de 19,2 % des revenus après impôt en 1982, pour atteindre un plancher de 1,3% en 2005 (Il était de 2,2% en 2009).

Le gain financier, c’est-à-dire, l’accès au futur entrepreneur à une somme importante d’argent (épargne, héritage, etc.),  constitue l’accélérateur le plus important pour créer une entreprise ou pour reprendre une affaire. Incapable d’épargner, le futur entrepreurial n’a pas le choix de se tourner vers d’autres choix pour trouver du financement, le « love money », les organismes d’aide ou l’État providence.

On assugetti ainsi les Québécois à la pauvreté, en les rendant dépendant économique, plutôt de viser leur émancipation.  Le Gouvernement a besoin de trouver de nouvelles recettes fiscales afin de financer nos besoins et nos obligations grandissants.

Où trouver ces recettes ? Sûrement pas du côté des entreprises. La libération des échanges a instauré une concurrence fiscale planétaire. Les pays doivent offrir plus d’avantages fiscaux pour attirer les investisseurs. Le déménagement de l’entreprise suédoise Electrolux, de l’Assomption à Memphis, attiré par un tapis rouge de subventions et d’incitatifs, dont le montant total frôle les 132 millions de dollars, est un exemple frappant. 

Le Gouvernement est contraint, soit de réduire les services, soit d’augmenter la dette, ou encore, d’aller chercher un plus d’argents dans les poches des citoyens. Les hausses de taxes et l’instauration de frais en tout genre sont un des outils choisit par le Québec pour mieux contrôler ses finances. Hors, ces hausses réduisent le revenus disponible des ménages, donc, leur capacité de dépenser ou de partir en affaires. Ceci provoque un ralentissement économique, donc ramème moins de revenus pour le Gouvernement.

Avec plus de 900 000 travailleurs dans le secteur publique, le Québec dépasse largement les autres provinces. En comparaison, avec ses 2,2 millions de travailleurs, la France, a un secteur publique parmis les plus importants en Europe. Un jour, on devra aborder le thème de la modernisation de l’état en n’hésitant pas à remettre en question nos vaches sacrées, afin de revenir à l’essentiel, comment créer plus de richesses pour les gens et qu’est-ce que l’on peut désormais se payer en services avec cet argent.

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A propos jeanlepage

Œuvrant dans les domaines du développement économique et de l’entreprenariat depuis plus de 25 ans, Jean Lepage a contribué à soutenir un bon nombre d’entrepreneurs dans la création et l’expansion de leur entreprise. Il a aussi lancé à son propre compte plusieurs entreprises. Aujourd’hui, il dirige une équipe composée d’une quinzaine de professionnels en développement économique au sein de Développement économique – CLD Gatineau. Il siège aussi sur plusieurs conseils d’administration et tables de concertation de divers organismes. A titre d’auteur et chroniqueur, il s’intéresse à la créativité et à l’innovation. Auteur du livre " Innover pour prospérer ", il a aussi publié une quarantaine d’articles dans le journal Réseaux.
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Un commentaire pour Assez! C’est assez!

  1. Moi, que puis-je y faire? J’ai bien proposé qu’on change le gouvernement, mais là encore je ne sais pas où on s’en va avec ça.

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